Parce que les paroles s’envolent, mais les écrits restent

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Crédit photo : Nancy Ringuet

Voici un petit guide qui regroupe ce que j’ai appris durant les moments difficiles vécus entre nous et l’école, avant le diagnostic formel de Fiston et le PSI qui fit suite afin de donner à tous les informations nécessaires pour l’aider dans son cheminement scolaire.

Tout d’abord, respirez. Ne partez pas avec l’idée que l’école est un ennemi à combattre. L’humain est humain et le personnel du milieu scolaire est humain lui aussi avec ses forces et ses faiblesses. Dites-vous que bien souvent, les professeurs n’ont pas les formations adéquates pour être à la pointe de l’information de toutes les problématiques. En faisant équipe, c’est l’enfant qui en bénéficie. Vous verrez que je recommande l’utilisation de la communication via email. La raison en est simple, cela laisse une trace concrète des échanges entre vous et les intervenants. Donc, lorsqu’une problématique survient :

  1. Communiquez avec le professeur via email, en mettant la direction en copie conforme, si vous le jugez pertinent, vous pouvez aussi mettre la personne responsable de la gestion des plaintes de la Commission Scolaire en copie conforme.

Restez calme, poli. Nommez des faits, des observations, vos inconforts. Questionnez, offrez votre aide. Communiquez.

(Suite à cette démarche, si vous êtes insatisfait de la réponse ou du manque de collaboration, passez à l’étape 2).

  1. Communiquez avec la direction via email, en mettant la personne responsable de la gestion des plaintes de la Commission Scolaire et le Protecteur de l’Élève en copie conforme.

À nouveau, le calme et la politesse sont de mise. Nommer les démarches faites auprès du professeur, vos inconforts et les raisons. Des faits, des exemples, des observations. Mentionnez de nouveau votre désir d’aider, de soutenir, d’informer. Communiquez.

(Si suite à cette démarche, l’insatisfaction demeure, ou que vous considérez qu’il y a un manque de collaboration, passez à l’étape 3).

  1. Communiquez avec la personne responsable de la gestion des plaintes de la Commission Scolaire, toujours via email, tout en mettant le Protecteur de l’élève en copie conforme.

Le calme, la politesse et la communication sont clé. Nommez des faits, des observations précises. Mentionnez les démarches déjà faites, vos offres de soutiens, d’aides, d’information, etc.

(Toujours insatisfait? Passez à l’étape 4).

  1. Communiquez avec le Protecteur de l’élève, par écrit. En restant calme et polie, expliquez vos démarches et les raisons qui vous y ont amené. Expliquez les raisons de vos inconforts et insatisfactions. Nommez tout ce qui est pertinent au dossier de votre enfant.

Quelques notes :

  • Restez calme et poli dans vos messages. L’écrit permet de ventiler pour ensuite se relire, se corriger et tempérer nos mots. Relisez-vous. Réécrivez les passages qui semblent agressifs. Dites-vous que de vous retrouver avec une étiquette de parent enragé ou avec des œillères n’aidera en rien votre enfant et risque de nuire au reste de son parcours scolaire. Soyez le parent collaborateur, disposé à écouter et aider. Pour votre enfant et son bien-être. Mais n’hésitez pas à vous affirmer.
  • Plusieurs organismes, notamment l’OPHQ, peuvent vous offrir du soutien, conseil et service d’accompagnement tout au long de vos démarches.
  • Il est de votre droit de demander un plan d’intervention (PI) et d’être accompagné lors de cette rencontre. Le but du PI étant de mettre sur papier toutes les informations pertinentes à votre enfant et tous les moyens à mettre en place pour lui venir en aide : suivi avec psychoéducateur, aménagement en classe, matériel disponible, interventions lors de désorganisation, etc.
  • TOUS les rapports d’évaluations sont pertinents et importants afin de permettre à l’école de bien comprendre les besoins de votre enfant et de pouvoir faire les demandes et ajustements pertinents et nécessaires.
  • INFORMEZ-VOUS. Peu importe le ou les diagnostics de votre enfants, il y a de l’information disponible. Livres, associations, documentations. Offrez de partager l’information trouvée. Partagez avec l’école les trucs essayés à la maison qui fonctionnent.
  • N’oubliez jamais que VOUS êtes le spécialiste de votre enfant. C’est VOUS qui le connaissez le mieux. Il ne faut pas oublier malgré tout d’être objectif et de prendre du recul, de prendre en compte le contexte et les observations de l’école.
  • N’arrêtez pas de frapper aux portes pour obtenir les services des spécialistes qui peuvent aider votre enfant et votre famille. Pousser pour obtenir les évaluations pertinentes et pour obtenir le soutien dont vous avez besoin.
  • Le Commissaire Parent ÉHDAA peut aussi vous aider, de même que le comité ÉHDAA

Quelques organismes qui peuvent offrir aide, information et soutien :

À lire sur Spectredelautisme.com : Éducation – L’inclusion scolaire des élèves à besoins particuliers; un échec annoncé?

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Éducatrice à la petite enfance depuis une vingtaine d’année, adepte de l’entrainement en force pour ne pas perdre complètement la tête, Nancy Ringuet, très possiblement TDAH, est maman de deux garçons à diagnostics : un grand TDA sévère et un plus jeune SGT, TDAH impulsivité mixte et TOP. C’est un long combat qui aura mené aux diagnostics du plus jeune, et un long combat qui s’engage pour faire reconnaître ses besoins. Passionnée de recherches et assoiffée d’en apprendre plus, elle fouille le net sous toutes ses coutures. Elle partagera ici des textes et réflexions sur ce vécu différent de mère chef de famille, avec un conjoint dont le travail l’amène à être absent.