Quand les adultes mentent

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Il est déjà difficile d’élever son enfant. De le protéger face aux mensonges, face à la tricherie, à l’intimidation venant de ses pairs, de son entourage. D’autant plus encore lorsqu’il s’agit d’un enfant différent. Si naïf, si pur dans son interprétation du monde qui l’entoure. Mais qu’en est-il lorsque la manigance provient d’une figure supposément rassurante, en qui l’enfant a toute confiance? On fait quoi lorsque les adultes mentent? Voici le texte d’une maman anonyme.

Je croyais pourtant avoir été aux premières loges du pénible spectacle de l’homme étalant toute son « hommerie », avoir vu le pire et malgré tout, continuer de croire au mieux. Chercher l’ennemi sous les traits innocents d’hommes avenants, souriant de leurs milles dents. Comment savoir que l’hommerie pouvait se tapir même sous des traits féminins? Peut-être qu’en meute, la louve devient hyène?

Quelle cruelle déception que de constater que tu devras te méfier, autant de l’être vil que de celui dont le visage est bonté, te méfier de celui qui tend la main en te disant que c’est pour ton bien. Nous, tes parents, te présenterons des personnes comme étant tes alliées, des exemples à suivre, des gens de confiance. À ton tour, tu nous feras confiance et accepteras peut-être l’inacceptable au nom de la hiérarchie et de la loyauté. N’en fais rien, je t’en prie.

Je ne sais pas pourquoi les adultes mentent et encore moins ce que l’on peut y faire. Je suis moi-même encore trop engluée dans ma colère, ma surprise et ma déception pour te répondre comme l’on devrait s’y attendre d’un parent. Par contre, je sais une chose, ou plutôt j’ai la certitude, qu’aussi longtemps que je serai en mesure de le faire, je veillerai à ce que tes droits soient respectés et tes besoins répondus. Tu as le droit d’être reconnu et traiter avec respect, tu as le droit de te développer selon ton rythme et tes capacités. Tu as le droit de te développer selon ton potentiel et tu as le devoir de t’écouter et de vivre heureux avec ce qui fait de toi cet être unique.

Je t’aime mon enfant

Anonyme