La séparation

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La séparation, ce sujet que l’ont peut ajouter à toutes les sauces… Séparation après l’allaitement, celui lorsque notre progéniture intègre un service de garde. Celui, oh combien émouvant de la première journée d’école!

Cependant, il est toujours plus difficile de discuter de la séparation entre conjoints qui ont des enfants. Pourtant, cette situation est vécue par 50% d’entres nous. Est-ce un tabou? Un sentiment d’échec? Certainement, mais ne devrions-nous pas partager des outils? Je crois sincèrement qu’un seul critère est immuable dans chaque séparation : le bien être des enfants…

C’est bien triste, mais c’est une réalité que bien des gens vivent, chacun selon divers degrés. On y pense pendant des mois, voire des années. Tellement de choses sont en jeux, avant tout le bien-être de nos enfants. Une personne de mon entourage m’a dit un jour : « Tu seras une meilleure mère quand toi, tu iras mieux! » Il y a 2 jours, après plus d’un mois de la séparation officielle, une amie me dit : « Tu as l’air plus calme, plus sereine. » Si elle savait, entre deux pots de conserves, comment cette phrase, cette affirmation, a mis du baume sur mon cœur de maman toujours incertaine. Pas la femme qui défonce des portes, celle qui est juste une maman! Une maman qui traverse une épreuve, mais qui doit avant tout penser à ses petits.

Ajoutons à cela une nouvelle complexité : celle de devoir traverser cette épreuve avec des enfants différents. Ceux-ci ne comprennent pas nécessairement les choses de la même manière que nous. Cette situation est déjà tellement complexe et difficile pour un enfant neurotypique! Comment expliquer à un enfant ayant des troubles de conception spatiale que papa et maman vivront dans deux maisons différentes? Comment expliquer la notion de garde partagée quand il ne fait pas la différence entre semaine et week-end? Entre avant-midi et soirée? Quand chaque petit changement est une source d’angoisse? Mon petit trésor me demandait aujourd’hui : « Maman, être séparé, ça veut dire avoir deux papas et deux mamans? » Comment pouvons-nous répondre à toutes ces questions? Elles sont toutes légitimes mais souvent, les réponses sont trop complexes. Ce n’est jamais tout noir ou tout blanc. Après maintes explications, schémas et propositions, je crois que pour l’instant, on s’en sort. Un jour à la fois, une problématique après l’autre. Prendre une grande respiration et aller de l’avant. L’avenir sera plus rose, pour eux aussi. On fait alors comme on peut, de notre mieux!

L’année scolaire n’est pas encore commencée que je vois déjà des embûches, mais aussi des ouvertures. Tranquillement, malgré les difficultés, je pense à ce combat. Celui de devoir défendre des droits qui devraient être acquis. Celui de dire tout haut : « Non, je ne laisserai pas tomber. » Une séparation est déjà difficile pour tous les gens impliqués. Il est de notre devoir de protéger nos enfants, peu importe leurs différences. Ce n’est facile pour personne, mais trouvons les mots simples, les mots justes pour expliquer une situation qui est difficilement explicable. Gardons le sourire quand les larmes ne sont pas loin. Discutons de baseball quand nous avons en tête le rendez-vous chez l’avocat. Demeurons équilibré pour leur propre équilibre. Protégeons ceux qui importent le plus, nous irons pleurer plus tard…

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Passionnée de communication et d'écriture, le journalisme était ma vocation. Une merveilleuse personne s'est dressée sur mon chemin; ma fille, puis mon fils, 5 ans plus tard. Tous deux TDAH sévère, le benjamin étant aussi dysphasique. J'ai décidé de ne pas laisser les autres décider pour moi. Je me bats depuis 3 ans avec ce groupe né d'une impulsion; ''Plus de services au Québec pour nos enfants différents''. Je tiens à partager avec vous ces moments merveilleux, mais aussi les plus sombres, afin que vous sachiez que vous n'êtes pas seule(s).