Quand un choix n’en est pas un… la suite

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Suite au premier texte partagé la semaine dernière et aux commentaires positifs reçus, voici des nouvelles de cette maman anonyme dont le corps et l’esprit ont finalement choisi pour elle…

Est-ce que vous vous êtes déjà dit : « Si j’avais du temps…! » Ceci sous-entend, bien sûr, ne plus avoir la routine boulot-enfants-dodo. Enlevez maintenant « boulot » de l’équation. Ce qui nous prend environ huit heures de notre journée, transport exclus. Que faire de tant de temps? Ce que l’on oublie souvent, c’est qu’être un parent, plus encore un parent d’enfants différents, c’est un autre boulot à temps plein. J’occulte volontairement toutes les tâches ménagères, les courses, le temps que vous voulez accorder à votre meilleure amie suite à sa rupture, la visite de 12 heures à l’hôpital parce que votre petit cowboy s’est entaillé le front au camp de jour… et j’en passe!

Lorsque notre corps et notre tête demandent un temps d’arrêt, on passe par toutes sortes d’émotions, de minis deuils. Le plus gros étant pour moi de ne plus être celle qui pouvait tout faire. J’étais fière de ce statut, quand la grande majorité des mamans dans ma situation passe par là… Je serais une de celles qui fait mentir les statistiques. Et bien non, j’ai fini par capituler…

Je vous disais dans mon dernier texte que je n’avais pas ce choix, et bien, après beaucoup d’appréhensions, j’ai fait le grand saut. Cette décision vient bien sûr avec énormément d’inquiétudes, principalement financières, mais mon esprit, lui, avait fait ce choix pour moi.

Donc me voici à mes premiers jours d’arrêt de travail. Je vais pouvoir dormir, me ressourcer, penser à moi pour une fois. Pour reprendre les paroles de mon psy ( eh oui, je veux mettre toutes les chances de mon côté), faire des choses qui me font plaisir, en faire le moins possible… ERREUR! Le matin (quand papa part pour le travail à 7h), le réveil sonne à 6h30 : prépare les lunchs (sans aucune trace d’arachides), réveille les enfants, négocie pour qu’ils prennent leur médication. Non, je n’ai pas le temps de faire des bagels spécial fin de semaine, mais je le fais quand même, sinon fiston ne mangera pas! Brève altercation avec la plus vieille parce que du haut de ses 12 ans, elle est TELLEMENT trop grande pour aller dans un camp! Ne pas oublier les 34 items demandés dans le sac à dos. S’il manquait la bouteille d’eau ou la crème solaire, je suis bonne pour un signalement! Une sortie est prévue aujourd’hui, donc, il faut arriver à l’heure. Saute dans l’auto, beaucoup de circulation, non mais, certains ne sont pas en vacances? Il est juste 8h…

De retour à la maison, à 9h30, je réalise que la cuisine est dans un état épouvantable, quatre brassées de linge attendent sagement d’êtres pliées et rangées, et moi, je suis déjà à plat. Le téléphone sonne, nous devons planifier les rendez-vous de fiston en orthophonie pour le mois d’août… Tant qu’à avoir cet appareil en main, je peux consulter quelques courriels de travail? Ce ne sont pas ces quelques minutes qui changeront les choses! ERREUR encore une fois! Après plus d’une heure de transfert de courriels, de réponses et d’excuses de ne pas être présente, je range le dit appareil dont le ding est trop attractif pour moi.

Quelles étaient les consignes? Prendre du repos, penser à moi, faire des trucs qui me font plaisir… Il est 15h et mon heure de relaxation a été à penser que le spa doit être réparé $$, la piscine nettoyée, le jardin arrosé, acheter des vêtements à mon fils qui grandit à vue d’œil $$. Mais surtout, quel sera le prix d’un arrêt?

En route vers le camp de jour…

Une maman (un peu) moins épuisée

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