Ce matin…

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Ce matin a été difficile. Ce matin, je ne sais pour quelle raison, dans ta tête, ça n’allait pas. Ce matin, le stress que ta tête vivait était trop pour ton petit corps. Comme si ton corps voulait me montrer la détresse psychologique que ta tête vivait, que ta tête vit chaque jour. Comme un volcan, tu as jeté ta haine, tu as explosé sans que j’arrive à te désamorcer.

Ce matin, je l’avoue, j’ai baissé les bras. Lorsqu’en crise, tu as osé me frapper à plusieurs reprises, moi, ta maman, j’ai trouvé ça dur. J’ai eu mal, oui physiquement, mais aussi mentalement. Mon cœur s’est brisé en milles morceaux lorsque j’ai vu que je n’avais plus aucun contrôle.

J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps, j’ai maudit ces troubles qui t’embrouillent la tête. J’ai maudit le fait que ton corps grandit avec force, mais que ta tête reste dans cette enfance, un peu perdu, que je ne semble pas déchiffrer.

Ce matin, c’était trop, une parole de trop, des gestes de trop. Tout était submergé par trop d’émotions. On sentait dans l’air ton anxiété et ta rage envers la vie. Je t’entendais crier, mais je n’y pouvais rien, tu avais cette rage qui avait tant besoin de sortir.

Lorsqu’après enfin deux heure trente de cris, de tapage, de frustration, je l’ai senti. Ton corps épuisé de ce qui te ronge. Ce matin, après avoir baisser les bras, lorsque tu as flanché à ton tour, j’ai repris le relais. Comme je l’ai toujours fait, j’ai repris les rênes de ton petit corps qui n’en peut tout simplement plus.

Sache mon amour que je ne pourrai jamais comprendre toute cette rage que tu as en toi, mais j’espère qu’avec tout mon amour, mon respect, mon acceptation et mon aide tu réussiras un jour à combattre tes démons intérieurs.

Même si j’ai l’air parfois découragée, triste et même en colère, je veux que tu saches qu’après tout je t’aime. Je veux t’aider. Je suis là, avec toi. Toi et moi, ensemble.

On y arrivera. Oui j’y crois, l’amour est plus fort que tout!

Aie confiance, on y arrivera…